Calendrier musical de l’avent (1)

C’est reparti pour mon calendrier musical de l’Avent, qui comme toute personne informée le sait doit commencer le quatrième dimanche précédant le jour de Noël, donc aujourd’hui dimanche 2 décembre 2018. En parlant de personne informée, il n’y a rien de plus beau pour moi que d’écouter de belles interprétations historiquement informées de la musique de Beethoven, et pour cela on peut faire confiance au chef italien Giovanni Antonini et au Kammerorchester Basel, qui ont sorti en cette année un splendide enregistrement de la 9e symphonie de Beethoven.

Je crois qu’en ces temps troublés politiquement, réécouter cette œuvre de Beethoven est plus que jamais nécessaire pour garder l’espoir d’un monde meilleur et notre foi dans l’humanité. La 9e symphonie me semble une œuvre de résistance, dans la mesure où elle fut composée par un homme qui malgré la souffrance, la solitude et la surdité a toujours lutté pour apporter de la beauté et de lumière au monde. Elle commence dans un magma sonore, comme une sorte de tremblement sourd venant des entrailles de la terre ou des tréfonds du cosmos, pour s’élever progressivement vers la clarté. Toute cette symphonie est un immense combat entre l’obscurité et la lumière, entre le chaos et l’ordre, une œuvre faite de contrastes extrêmes, pleine bruit et de fureur, mais aussi de douceur et légèreté.

Cet enregistrement par Giovanni Antonini, le Kammerorchester Basel, accompagnés par Regula Mühlemann, Marie-Claude Chappuis, Maximilian Schmitt, Thomas E. Bauer et le chœur NFM est un volcan d’énergie, de couleurs, et de textures. Pour les auditeurs qui n’ont pas l’habitude d’écouter des orchestres jouant sur instruments d’époque, cela risque d’être un vrai choc sonore, car le son est à la fois beaucoup plus clair et léger que les grands orchestres modernes, mais surtout il est beaucoup plus tranchant et âpre, ce qui peut irriter quelques oreilles. Cependant une fois qu’on fait l’effort d’adapter son écoute, cela permet de redécouvrir une œuvre qu’on croyait connaître, d’entendre tous les différents pupitres très distinctement et nettement. La musique se met alors à respirer et à chanter. Lorsque retentissent les dernières mesures de l’Ode à la Joie, on se sent comme enivrés par cette explosion de joie et d’amour.

Soyez enlacés, millions.
Ce baiser au monde entier !
Frères ! Au-dessus de la voûte étoilée
Doit habiter un père bien-aimé.
Vous vous effondrez, millions ?
Monde, as-tu pressenti le Créateur ?
Cherche-le par-delà le firmament !
C’est au-dessus des étoiles qu’il doit habiter.

xn8o0irf0g7xa_600-1.jpg

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s