Beaux disques du printemps (2)

Dès que j’ai vu la couverture du récent disque Stéphane Degout avec l’Ensemble Pygmallion et Raphaël Pichon, j’ai tout de suite eu envie de l’écouter, et cela a été un émerveillement de la première à la dernière note. « Enfers » est un disque concept autour du thème des enfers, un thème particulièrement prisé par les compositeurs baroques. Afin de nous plonger dans ces enfers, Raphaël Pichon et le baryton Stéphane Degout ont imaginé une messe des morts constituée à partir d’airs d’opéra de compositeurs des Lumières, particulièrement Rameau et Gluck. L’idée leur est venue de la découverte récente d’une messe de requiem composée au XVIIIe à partir de musiques extraites de « Castor et Pollux » et des « Fêtes de Paphos » de Jean-Philippe Rameau. Dans cet album Stéphane Degout démontre non seulement une maitrise vocale impressionnante, mais possède surtout un très grand sens dramatique. Il est magnifiquement accompagné par Raphaël Pichon, l’Ensemble et les choeurs Pygmallion, ainsi que de magnifiques chanteurs tels que Emmanuelle Negri, Stanislas de Barbeyrac ou Nicolas Courjal. Frisson garanti!

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Le Triple concerto pour piano, violon et violoncelle de Beethoven est une oeuvre parfois mal-aimée des critiques et des mélomanes, et finalement assez peu enregistrée par rapport aux autres concertos du compositeur allemand. C’est une oeuvre qui exige trois solistes qui soient non seulement d’égal talent, mais qu’ils soient capable de travailler en bonne intelligence sans essayer d’attirer la couverture à eux. Le moins qu’on puisse dire c’est qu’Anne Gastinel, Nicholas Angelich et Gil Shaham ont trouvé le juste équilibre afin d’enregistrer un magnifique Triple concerto, parfaitement épaulés en cela par Paavo Järvi et l’orchestre de la radio de Francfort. Le trio opus 11 pour piano, clarinette et violoncelle (avec Andreas Ottensheimer à la clarinette) est également interprété de très belle manière.Disque-1.jpg

En cette année 2018 nous célébrons le centenaire de la naissance du compositeur et chef d’orchestre Leonard Bernstein, et forcément depuis le début de l’année il y a eu de nombreuses parutions d’enregistrements consacrés à Bernstein, mais un album a particulièrement attiré mon attention, celui de Christian Lindberg avec l’orchestre de Liverpool. Ce qui m’a tout de suite frappée dans cet enregistrement c’est non seulement la netteté et la précision de l’orchestre dirigé par le grand tromboniste et chef d’orchestre suédois Christian Lindberg, mais surtout le mordant de l’interprétation qui rend la musique de Bernstein beaucoup plus tendue et dramatique que d’habitude, en particulier les danses de West Side Story. J’avais en tête le souvenir d’une musique jolie et un peu fade, mais là grâce au chef suédois et aux musiciens de Liverpool, j’ai vraiment entendu une musique beaucoup plus dissonnante et vibrante que ce dont je me souvenais. Mention spéciale pour les cuivres et les percussions qui sont remarquables. Un enregistrement de référence qui montre une nouvelle fois l’excellence du Royal Liverpool Philharmonic Orchestra.
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