Des vagues d’émotion

Pour le deuxième concert de mon escapade londonienne, j’avais décidé d’aller écouter un des grands rivaux londoniens du London Symphony orchestra, le London Philharmonic orchestra au Royal Festival Hall. Je dois avouer que le Royal Festival Hall n’est pas beaucoup mieux que le Barbican Centre. Déjà j’ai mis 10 minutes à trouver l’auditorium à l’intérieur du Southbank Centre, car il n’est pas indiqué du tout. Il n’y a pas de plan, et le mot « auditorium » n’apparaît nulle part, donc il faut deviner où c’est. Là j’ai eu un grand moment de solitude et j’ai beaucoup regretté la Philharmonie de Paris. … Continuer de lire Des vagues d’émotion

Des débuts prometteurs

J’ai décidé de faire une escapade de cinq jours à Londres pour profiter de la vie musicale de l’autre côté de la Manche. 5 jours/ 4 concerts, c’est un rythme assez soutenu, sans être stakhanoviste non plus. Mon premier concert était au Barbican centre, où réside actuellement le London Symphony orchestra, en attendant que la ville de Londres construise une vraie philharmonie digne de ce nom comme le leur demande Simon Rattle, nouveau directeur musical de cet orchestre. Et il faut bien reconnaître que le Barbican centre n’est pas le lieu idéal pour accueillir un orchestre de la réputation du LSO. La … Continuer de lire Des débuts prometteurs

Le bruit et la fureur

« To-morrow, and to-morrow, and to-morrow, Creeps in this petty pace from day to day To the last syllable of recorded time, And all our yesterdays have lighted fools The way to dusty death. Out, out, brief candle! Life’s but a walking shadow, a poor player That struts and frets his hour upon the stage And then is heard no more: it is a tale Told by an idiot, full of sound and fury, Signifying nothing. » William Shakespeare, Macbeth, Acte 5, scène 5) Quand Dmitri Chostakovitch composa sa 5e symphonie, le peuple russe traversait une des périodes les plus terrifiantes de … Continuer de lire Le bruit et la fureur

Osmose

En pénétrant dans la grande salle Pierre Boulez de la Philharmonie le mercredi 24 janvier, mes attentes étaient assez élevées concernant l’interprétation du premier concerto pour piano de Beethoven par Piotr Anderszewski, mais il restait l’inconnue de l’entente entre ce grand pianiste polonais et l’orchestre de Paris, dirigé pour l’occasion par le chef britannique Jonathan Nott, actuellement directeur musical de l’orchestre de la Suisse Romande. Les musiciens manquent parfois de temps en répétition pour se mettre d’accord sur l’interprétation et les placements du soliste et de l’orchestre, ce qui peut parfois mener à de légers décalages une fois arrivée le … Continuer de lire Osmose