From youthful energy to sorrowful maturity

It’s difficult to imagine two works as different as Britten’s piano concerto and Mahler’s Lied von der Erde. When Britten composed his piano concerto in 1938, commissioned by Sir Henry Wood for his Promenade concerts, he was only 24, but he was already an established composer. It’s a crowd-pleasing piece that is full of bravura, energy, catching tunes and is made to wow both the critics and the audience, but it’s also full of satire and wistfulness. It’s also a piece that reflects the context in which it was created, both the uncertainty of the pre-World War II period and … Continuer de lire From youthful energy to sorrowful maturity

Eloge de la folie

Avec leur nouvel album intitulé La Morte della Ragione (La Mort de la Raison), Giovanni Antonini et l’ensemble baroque Il Giardino Armonico, nous proposent un voyage musical dans le monde de la folie du XVe au XVIIe siècles. Le titre de l’album est tiré d’une pavane anonyme datant du XVIe, « La Morte della Ragione », évoquant selon Antonini, l’Eloge de la Folie d’Erasme. Le livret, qui est magnifiquement illustré par des tableaux de la Renaissance et de la période Baroque, reprend la double définition de la folie par Erasme: la folie peut être celle que « les Furies vengeresses font surgir des … Continuer de lire Eloge de la folie

La nef de mort

Je ne sais pas pourquoi, mais aussi longtemps que je m’en souvienne j’ai toujours associé la musique de Gustav Mahler à l’œuvre de D.H. Lawrence. Sans doute que l’alliage de romantisme et de modernité de leurs œuvres, leur amour profond de la nature, la sensualité de leur écriture, musicale pour Mahler et poétique pour Lawrence, leur sens de l’ironie et du sarcasme ainsi que leur fascination pour la mort, mêlée d’une grande vitalité, toutes ces caractéristiques de leurs œuvres m’ont amenée inconsciemment à tisser des liens entre les deux artistes. La 9e symphonie (1908-1909) est d’une certaine manière la « Nef … Continuer de lire La nef de mort

La lumière de Bergen illumine Elgar et Holst

Cet album rassemble deux des œuvres les plus célèbres et les plus enregistrées du répertoire britannique, les Variations Enigma d’Edward Elgar et les Planètes de Gustav Holst, composées à 15 ans d’écart. Le chef d’orchestre américain Andrew Litton parvient avec la complicité des musiciens de l’orchestre Philhamonique de Bergen, dont il fut le directeur musical entre 2003 et 2015 à redonner de la fraicheur et des couleurs à des partitions un peu trop souvent entendues en salle et trop enregistrées. Lors de la première des Variations Enigma le 19 juin 1899, dirigée par Hans Richter, l’œuvre connu un succès immédiat … Continuer de lire La lumière de Bergen illumine Elgar et Holst

Des symphonies crépusculaires

Andrew Manze conclut en beauté son intégrale des symphonies de Vaughan Williams avec le formidable Royal Liverpool Philharmonic Orchestra, qui a récemment été nominé pour le prix de l’orchestre de l’année 2019 par le magazine anglais Grammophone. C’est un enregistrement qui a parfois déboussolé critiques et des mélomanes, mais c’est un enregistrement majeur qui constitue un réel apport dans la discographie des 7e et 9e symphonies du compositeur anglais. La symphonie n°7 de Vaughan Williams, aussi appellée Sinfonia Antartica, tient son origine d’un film, Scott of the Antarctic, qui relate l’expédition tragique de Robert Falcon Scott en Antarctique, film dont … Continuer de lire Des symphonies crépusculaires

Un festival de couleurs

L’orchestre Les Siècles et leur formidable fondateur François-Xavier Roth continuent leur nécessaire travail pour revenir aux sources de la musique du 19e et du début du 20e siècle avec un enregistrement de la seconde version de la 1ere symphonie de Gustav Mahler, ou plutôt ce que son auteur appelait un « poème symphonique en forme de symphonie » Comme l’explique la présentation du disque sur leur site : « Les Siècles ont travaillé sur les manuscrits de Budapest, Hambourg et Weimar, en étroite collaboration avec les Éditions Universal, la musicologue Anna Stoll Knecht et Benjamin Garzia, pour nous offrir, sur les instruments de … Continuer de lire Un festival de couleurs

Une belle rencontre musicale

Ce bel album de sonates pour violon et piano de Fauré, Debussy et Szymanowski est une rencontre musicale très insolite mais fort réussie entre la violoniste koréenne Bomsori Kim et le pianiste polonais Rafał Blechacz. Dans les vidéos publiées par leur label Deutsche Gramophon, le pianiste polonais expliquait qu’il avait découvert la violoniste koréenne à la télévision en regardant le concours de violon Henryk Wieniawski et avait alors eu l’idée de lui proposer un programme de musique de chambre. Sur le papier, cette rencontre assez improbable semble plus tenir d’un mauvais scénario hollywoodien ou d’une rencontre organisée par leur maison … Continuer de lire Une belle rencontre musicale